terça-feira, 16 de fevereiro de 2016


     Dans cet Essai sur l'extériorité, Levinas va entreprendre de briser le cercle da la totalité, la domination de la tautologie qui, à ses yeux, paralysent la philosophie occidentale et, lui fermant l'accès à l'autre, en font une tradition du totalitarisme. En gros, sa bête noire, c'est Hegel, philosophe d'un État fort, modèle des États fascisants, et du dernier Reich allemand. Et, dans la préface à l'édition allemande du livre, il rend hommage aux philosophes qui lui ont fourni les instruments de cette délivrance: Martin Buber, philosophe du dialogue; Gabriel Marcel (...); Bergson (...) et Franz Rosenzweig (...).
   Levinas y reproduit une partie des raison qui ont motivé son enthousiasme pour la phénoménologie, notamment son abandon d'une forme de raisonnement physico-mathématique, de rationalisme englobant tel qu'il avait dominé jusqu'alors la philosophie et surtout la philosophie française et sorbonnarde, sous l'impérium de Léon Brunschvicg (...).
     Levinas cite ces penseurs, mais il ne fournira pas d'application terme à terme de leurs retrouvailles: il les traite de la même manière que les aures figures de l'histoire de la philosophie, comme des références, en l'occurrence des points de départ, fournissant une analyse approfondie de leur thématique seulement lorsqu'elle sert à tirer au clair son propos personnel.
(...) Si la tentation de tout ramener au même, selon la suprématie de l'être, aboutit à la violence des philosophies totaliaristes hégélienne ou heideggérienne, la philosophie de l'altérité que Levinas entreprend de dessiner ne pourra conduire, paradoxalement (l'altérité n'étant pas antagonisme mais réponse), qu'à la paix (...) Ainsi se trouvent réunies dans un seul ouvrage toutes les problématiques soulevées dans ses écrits antérieurs: l'adoption de la méthode phénoménologique, la contestation du primat de l'ontologie et du parallélisme noése-noématique, la rupture avec les philosophies de l'identité au profit d'une philosophie de l'altérité, sans oublier sa toute première interrogation, l'inquiétude juvénile issue des romans russes, sur le sens de la vie.
(...) Le problème de Levinas est de définir et de décrire une extériorité positive, absolue, qui ne soit pas que l'envers dialectique de l'intériorité, et cela afin de sortir de la dialectique de même et de l'autre que maintient toute métaphysique dans l'ornière de l'unité et de l'identité, de la puissance, donc de la guerre et de la violence. Il y parvient grâce à la phénoménologie et la possibilité qu'elle offre de penser positivement l'absence, donc, en l'occurrence, l'excès de idée sur l' ideatum, une absence, un excès, un au-delà positifs qu'il va illustrer par le langage et, plus exactement par le dialogue dont il soutien qu'il ne peut avoir lieu que dans le cadre d'une diachronie qui suscite à jamais la parole de l'un à l'autre en raison de leur séparation dans le temps, qui rend l'autre inaccessible à l'un, et ce dernier en conséquence toujours parlant à l'autre...


  Lescourret, Marie-Anne. Emmanuel Levinas. Paris; Flammarion, 1994, pp 212 - 214.
.
.

domingo, 14 de fevereiro de 2016



(...) il n'y a pas grand-chose de commun entre la conception de la philosophie selon Brunschvicg qui se détache du spiritualisme vitaliste de ses prédécesseurs pour ne plus considérer dans l'esprit que l'intellect à l'oeuvre dans la connaissance et son histoire, et les phénoménologues qui en sont à l' intuition revisitée de l'objet derrière lequel les plus audacieux s'aventurent à la recherche du sens de l'être. D'autre part, si Levinas a reçu un professeur d'hébreu dès l'âge de six ans, le conservant aux heures les plus périlleuses "comme l'élément premier du confort", Brunschvicg est étranger au Dieu d'Isaac et de Jacob comme à la sainte Trinité. Il est riche et reconnu, Levinas est besogneux et ignoré. Comme les amants de roman-feuilleton tout les sépare, les idées, la foi, le statut social. Mais, à l'occasion de sa vénération envers Brunschvicg, Levinas révèle l'un des traits de son judaisme, qui ne cessera de s'affirmer au fil du temps: le judaisme comme humanisme, conscience universelle, dialogue avec l'Éternel "dans la clarté de l'action intellectuelle et morale". (...) Dans son refus de la confessionnalisation du judaisme, en le comprenant et en l'appliquant comme humanisme, Brunnschvicg, à sa façon, satisfait la conception éclairée du rapport à Dieu, inculquée à Levinas dès l'enfance (...).
     Levinas n'envisageait donc pas l'enseignement comme le meilleur moyen de philosopher. Il portait à l'époque un jugement sévère sur les ouvrages qui, n'étant pas ceux de Bergson, lui apparaissaient comme "inutiles", point de vue qu'il réforma rapidement si l'on en croit sa production personnelle... Il semblerait en fait qu'il eût déjà porté ses premières intuitions, sans disposer des instruments nécessaires pour les exploiter; comme s'il était lourd d'une pensée nourrrie d'interrogation existentielle russe, de morale juive, d'infini cartésien, et de ces autres connaissances, qu'il continue de renifler, et que la phénoménologie allait accoucher. Il continue de forger ses concepts en lisant, en faisant l'effort de synthétiser ce qu'il lit et de l'exposer. Il rédige nombre de recensions pour diverses revues et non des moindres (...). Il y apparaît comme le principal détenteur et défenseur de la nouvelle pensée phénoménologique en France, avec ses articles sur Husserl et Heidegger (...). En 1937, pour le trois centième anniversaire du Discours de la méthode, il assistera au congrès Descartes.
      On le rencontre dans les cercles ou les philophes s'informent et débattent. Il se rend aux soirées de Gabriel Marcel (...) il y fait la connaissance de Jean Wahl, titulaire de la chaire de philosophie à la Sorbonne à partir de 1936 et dont l'intuition et la curiosité d'esprit lui seront toujours d'un grand secours (...).


  Lescourret, Marie-Anne. Emmanuel Levinas. Paris: Flammarion, 1994, pp 104 - 107.
.
.

quarta-feira, 3 de fevereiro de 2016



   O que é novo, na obra de Kant sobre a religião nos limites da razão, é que ele expõe uma compreensão do mal que consiste em que nos ponhamos na perspectiva do mal radical e este ponto de vista acrescenta algo ao conflito interior dualista experimentado pelo sujeito. Algo que muda a forma como esse conflito se manifesta e que resulta numa transformação global do próprio indivíduo. Este é um ponto fundamental que acompanha o que se desenvolve nas próximas linhas e acaba por reatar com os objectivos inicialmente enunciados neste ensaio, assim com a crítica à filosofia de Arendt e ao seu Eichmann.
   A experiência do mal radical, como já se referiu, conserva a estrutura básica da experiência do mal tout court, mas a mudança que se opera na relação entre as regras determina a acção boa ou má. Kant percebe com o seu incomparável génio filosófico que algo de natureza diferente resulta se na estrutura dual da experiência moral ocorrer uma inversão de domínio de um dos princípios sobre o outro. Na nossa experiência dual "normal", aquela que experimentamos ao longo de toda uma vida, é sempre o conflito entre a regra universal ou universalizante do bem (ser honesto, ser justo, encarar o outro como um fim e não como um meio, etc.) que subordina a outra motivação ou força negativa. Esta, precisamente porque possui uma realidade activa, pode com maior ou menor frequência prevalecer sobre a outra, e esse acontecimento, experimentado pelo sujeito como "mal", não abala a estrutura que mantém a regra do bem como dominante em princípio..
   É a partir daqui que outro ponto de vista é introduzido que transforma a própria qualidade do mal. A sugestão de Kant é que a regra do bem pode dar lugar ao domínio da regra do mal, ou seja o desvio causado pela motivação negativa deixa de ser algo que ocorre mais ou menos esporadicamente ou mais ou menos frequentemente ao longo da vida, mas o que tem lugar é a substituição de uma regra originalmente dominante (a regra do bem) por outra, a regra do mal. É esta substituição que precisamente muda a qualidade do mal para mal radical. Fica assim constituído um novo carácter, ou seja um outro indivíduo cuja prática do mal é a regra que determina a sua capacidade de escolha. Não que seja eliminada a presença, na consciência daquele que é capturado pelo mal radical, da regra do bem (...) mas porque apesar dessa presença, tão presente como a nossa própria sombra, a capacidade de escolha, o livre arbítrio (...) obedece ao que se experimenta como mal. Esta inapagável presença na consciência humana da regra do bem é absolutamente necessária para que se gere a experiência do mal radical: este não prescinde, pelo contrário, da presença do seu oposto, afirmando-se como grandeza negativa extrema e dominante. Neste sentido, como já vimos, Eichmann confessa ter sido assaltado por sentimentos de piedade em relação às vítimas, mas a regra que determinava o seu extermínio era dominante.


  Marques, António. A Filosofia e o Mal, Banalidade e Radicalidade do Mal de Hannah Arendt a Kant. Lisboa: Relógio D'Água Editores, 2015, pp 115 - 117.
.
.

sábado, 30 de janeiro de 2016


A fragilidade do Eichmann tem o seu ponto de partida e de chegada na fórmula "banalidade do mal". Acontece que esta é mais um slogan do que o título de uma interpretação convincente e parece representar uma reviravolta da posição de Arendt sobre o mal, já defendida no livro da filósofa sobre as origens do totalitarismo. Ali o mal era radical e por isso introduzido com outra profundidade agora ausente (30).
     Interessante é o facto de Arendt confirmar com alguma ênfase o abandono da noção de um "mal radical". De facto, a seu ver, o mal não possui profundidade, a sua dimensão é, por assim dizer, bidimensional, superficial, embora se espalhe como um fungo pelas superfícies à sua disposição. Só o bem ( das Gute ) tem essa profundidade e por isso não estamos a falar aqui em conceitos simétricos. "Estou hoje convencida de que o mal é sempre só extremo, mas nunca radical, não possui nenhuma profundidade, também nenhum carácter demoníaco. Pode devastar o mundo inteiro, precisamente porque se espalha como um fungo parasita na superfície. Mas profundo e radical é o bem" (31). E a referência a Kant, que a seguir acrescenta, é muito significativa sobre a tradição filosófica em que supostamente a sua concepção do mal se insere. A seu ver o que Kant escreveu sobre o mal radical não vai muito para além do mal vulgar e este é de ordem psicológica e não metafísica (32). Porém esta é uma avaliação do conceito de mal radical em Kant que Arendt falha por completo. Veremos melhor em que consiste esse erro de interpretação e como essa espécie de "esvaziamento da profundidade" que ela faz do mal não é de todo kantiano. Avançar no esclarecimento da sua concepção do mal, tema maior do Eichmann, requer uma exploração dos fundamentais conceitos e motivos da sua filosofia. Para isso impõe-se uma consideração mais demorada da sua obra mais característica e talvez a que melhor qualifica o seu pensamento no período a que pertencem o Eichmann e a tese sobre a "banalidade do mal", The Human Condition.


(30) A editora da correspondência nota que Arendt sublinha as palavras "mal radical" na carta de Scholem. Op. cit., pág. 437.
(31) Hanna Arendt, Gershom Scholem, Der Briefwechsel, ed. cit., pág. 444.
(32) Ibid.


  Marques, António. A Filosofia e o Mal, Banalidade e Radicalidade do Mal de Hanna Arendt a Kant. Lisboa: Relógio D'Água Editores, 2015, p 44.
.
.
.

quinta-feira, 28 de janeiro de 2016


Fundamental é perceber que essa radicalidade não se caracteriza pelo grau de monstruosidade do crime em si, mas sim por uma estrutura da consciência e um padrão de comportamento. Por outras palavras, a experiência do mal radical não corresponde necessariamente a comportamentos de desumanidade máxima (embora possa coincidir com esta, como no caso de Eichmann), mas designa antes uma experiência que afecta, na sua essência, a consciência moral. Este é o ponto central da nossa discordância com o pensamento de Arendt: a sua filosofia, que acaba numa teoria do juízo político que recorre a Kant, rejeita simultaneamente a existência do significado filosófico de uma consciência moral e do correspondente juízo. Mas sem o reconhecimento dessas figuras, é a própria vida, aquela vida que Arendt quis que renascesse plenamente como vita activa , que soçobra face às inúmeras máscaras com as quais nela inevitavelmente se manifesta... o mal. Quando tornarmos clara a experiência do mal radical, tornar-se-á também claro que a fórmula "banalidade do mal" não serve para qualificar os actos daquele homem de carne e osso com a sua história de vida, que dava pelo nome de Eichmann. Em consequência, a avaliação filosófica de Arendt deve considerar-se fundamentalmente errada.No entanto o seu caso é muito diferente dos autores atrás referidos. Arendt não desvia o seu olhar do acontecimento que obrigava a filosofia, o direito ou a política a repensar os seus fundamentos. O seu Eichmann é ( ou deveria ser ) o início dessa auto-reflexão para a filosofia da segunda metade do século XX. O que consideramos ter sido o seu erro é ter descartado a hipótese do mal radical, substituindo este pelo mal banal, operação que, como veremos, retira o problema da ordem da ética e o transfere totalmente para a ordem política.
(...) o mal, compreendido como mal radical, é uma estrutura da consciência e um padrão de comportamento que toma as mais diversas formas. É neste sentido que o mal, o radical e não aquele que Arendt descreve como "banal", invade a vida ética e a acção política, merecendo um lugar à parte na reflexão filosófica.

Marques, António. A Filosofia e o Mal, Banalidade e Radicalidade do Mal de Hanna Arendt a Kant. Lisboa: Relógio D'Água Editores, 2015, pp 16 - 17.
.
.

terça-feira, 26 de janeiro de 2016


(Eu traduzindo Ernesto Cardenal, que, por sua vez, traduziu Catulo. Ver post abaixo.):


Lesbia fala mal de mim diante do marido,
e o imbecil satisfaz-se com isso. Cavalgadura!
Tu não te apercebes: Se não me insultasse
e não se recordasse de mim, estaria curada.
Mas se grita assim tanto, não só se recorda de mim,
como, o que é pior ainda, está furiosa.
Ou seja: que fala muito porque
muito me quer.


   Cardenal, Ernesto. Catulo/ Marcial. Madrid: Visor Libros, 2012, p 35 (Tradução de Victor Oliveira Mateus a partir do castelhano).
.
.
( Ernesto Cardenal tradutor de Catulo):


Lesbia habla mal de mí delante de su marido,
y el imbécil se goza con ello. Caballo!
Tú no caes en la cuenta: Si no me insultara
y no se acordara de mí, estaría curada.
Pero si grita mucho, no sólo se acuerda de mí,
sino, lo que es peor todavía, está furiosa.
O sea: que habla mucho porque me
    quiere mucho.


  Cardenal, Ernesto. Catulo/ Marcial. Madrid: Visor Libros, 2012, p 35.

segunda-feira, 25 de janeiro de 2016


Irreflexões

Nunca fui adepto de clube algum. Nunca fiz parte de nenhum partido político. Nunca pertenci a alguma das chamadas sociedades secretas, a lobbies de pressão ou capelinhas cuja cimentação seja uma afetividade acrítica e interesseira. Nunca pactuei com a Ditadura, apesar de ela me ter ofertado benesses que só os mais íntimos conhecem. Nunca aceitei do regime democrático qualquer coisa que violentasse a minha consciência moral. Nunca pertenci a religião alguma. Nunca me deixei fanatizar por um credo, um ídolo ou um rito. Nunca me senti integrado- apesar da minha admiração por Plotino, Porfírio e Espinosa - numa qualquer escola filosófica.. Nunca me deixei castrar por quaisquer ideários estéticos, literários, metafísicos ou outros. Nunca me deixei ficar no caminho daqueles a quem percebo que enfado. Nunca me afastei daqueles que amo ou sequer os defraudei com qualquer deslealdade intencional. Nunca me deixei consumir pelo ódio, pela inveja, ou por qualquer coisa que me possa corroer os dias. Nunca tive grandes esperanças na humanidade, apesar do que sinto por alguns dos seus membros. Nunca acreditei na perenidade da fama, nem em qualquer eternidade no aqui. Amei sempre quem quis, quando quis e onde quis. Nunca tive medo do escuro. Durmo em paz.... e espero partir também em paz. 


V.O.M.

domingo, 24 de janeiro de 2016


(Ernesto Cardenal tradutor de Catulo):


Me parece que es como los dioses
 - o más que los dioses -
el que puede sentarse junto a ti
y contemplarte y oírte reír
dulcemente.

Porque yo no puedo mirarte cara a cara,
Lesbia,
sin perder los sentidos
( Quedo sin voz )
y se me paraliza la lengua,
una ola caliente me recorre la piel,
y una doble noche me cubre los dos ojos.

Tanta cavilación es peligrosa, Catulo.
Tanta cavilación te enloquece y desespera.
El amor ha sido causa de la caída de los reyes
y de imperios.


  Cardenal, Ernesto. Catulo/ Marcial. Madrid: Visor Libros, 2012, p 21.
.
.

sábado, 23 de janeiro de 2016

 
    " tardam as sintaxes "

tudo está em aberto
. a porta para o quintal as árvores
que resgatam restos de memórias e
um quadrado de céu pintado a
cinzento e branco que se adivinha
para lá do muro. o melro quebra num
chilreio o silêncio da sílaba que se
atém dentro do poema. o jardim
aquieta-se e os vermes dividem-se
entre o rastejar e a creditação. é o fim
de Agosto e Setembro aproxima-se
. as horas escondem-se nas prateleiras
que forram as paredes da sala enquanto
o calor que veste os nossos ossos divide-
-se entre o caminhar ao encontro da
morte e o deixar-se embalar na ausência
das aves. há um espaço reservado à melancolia
como um escárnio vivido ou uma víbora
que esquecida espreita ao canto do terraço
e devagar levanta a cabeça pronta ao
desafio. tudo está em aberto -
ressalvo - enquanto fascinada deixo-me
conduzir ao encontro evidenciado do silêncio

  Martins, Gabriela Rocha. Artroses Nozes e Vozes (Com) Sentidas. Póvoa de Santa Iria: Lua de Marfim Editora, 2015, p 72 ( Prefácio de Victor Oliveira Mateus).
.
.

terça-feira, 19 de janeiro de 2016


Está à venda no Brasil - e também em algumas livrarias de Lisboa - o Primeiro Volume de "Ensaios sobre a Obra de Maria Teresa Horta", A obra é organizada pela Profª Dra. Conceição Flores da Universidade da Cidade do Natal, Estado do Rio Grande do Norte, Brasil, e conta com a colaboração de diversos ensaístas brasileiros e alguns portugueses.
.
Autores dos vários trabalhos englobados neste volume: Constância Lima Duarte, Alexandre Bonafim, Ana Luísa Amaral, Ana Raquel Fernandes, Ana Santana Souza, Angélica Soares, António Carlos Cortez, Cláudio de Sá Capuano, Conceição Flores, Fábio Mário da Silva, Gabriel Arcanjo Santos de Albuquerque, Ida Alves, Ilane Ferreira Cavalcante, Ilca Vieira de Oliveira, Joana Duarte Bernardes, Jorge Marques, Luís Maffei, Maria do Rosário A. Pereira, Maria Lúcia Dal Farra, Marlise Vaz Bridi, Miriam Bittencourt, Mônica A. Heloane Carvalho de Sant'Anna, Osmar Soares da Silva Filho, Raquel Menezes, Victor Oliveira Mateus.
.
.
.

domingo, 17 de janeiro de 2016

 Já à venda em Espanha:

"Por la carretera de Sintra,Antología de poesía portuguesa contemporánea", Edición y traducción de Marta López Vilar, Ed. La Lucerna, 2015.
.
 Poetas antologiados por ordem cronológica de nascimento: António Ramos Rosa, Herberto Helder, Albano Martins, Manuel Alegre, António Salvado, Maria Teresa Horta, Manuel Gusmão, Graça Pires, José Agostinho Baptista, Nuno Júdice, José do Carmo Francisco, Victor Oliveira Mateus, Gil de Carvalho, Ana Luísa Amaral, Maria do Rosário Pedreira, Fernando Pinto do Amaral, Rui Pires Cabral, Rui Almeida, Ruy Ventura, José Luís Peixoto, Catarina Nunes de Almeida.
.
.
.

quinta-feira, 14 de janeiro de 2016



  " A solução " (1)


Negarás todas as informações
as revistas de imprensa
as análises desses especialistas
tão último grito da moda
Não abusarás do sono
nem do telemóvel
Treinar-te-ás um pouco
na tarefa da morte
Desembaraçar-te-ás de todas as fotos
que guardaste, da tua infância
da tua adolescência, da tua pobreza
da tua antiga amada
das histórias que tua avó contava
e das saídas nocturnas
para te lançares
em certas pretensas virtudes 
Utilizarás água quente no teu duche
e lavarás os pés cada vez que descalçares as meias
Farás tuas as experiências
de todos aqueles que vierem depois de ti
Escreverás o teu nome ao contrário sobre o espelho
Comerás com a mão direita
e deixarás os restos
àqueles que merecem mais do que tu
essa tua côdea de pão ensopada
em petróleo


      Ashraf Fayad
.
.
(1) Ver nota no final deste ciclo de poemas.
.
.

quarta-feira, 13 de janeiro de 2016



  " Um corvo esvoaçando sobre dois paus " (1)


Deus sentou-se no seu trono
escutando os contra-louvores
e castigando-te sem parar
por esse teu suspeito voo
sobre os cadáveres perfumados
Deus, desse seu trono,
criou todos os pássaros
e ensinou-os a voar
para procurar alimento
Ele ensinou-os
a aceitar
todas as quedas
permitidas ou interditas

Deus sentou-se no seu trono
E tu tentas agora
consertar as tuas asas
Estás aí
aprendendo uma outra lição:
aquilo que te escapou
de tudo quanto fazem os pássaros
e do que se pode ainda recuperar
d'uma plumagem ingrata
que a água não banhou o suficiente

Deus sentou-se no seu trono
Priva-te da faculdade de voar
para que - assim  -não possas
observar às escondidas
os terraços das cidades
pouco habituados ao início do teu voo
e para que as cordas de roupa
não possam ser conspurcadas
pelos dejectos que lançares

            Ashraf Fayad


(1) Tradução e fonte dos textos - em nota no final deste ciclo de poemas.
.
.

terça-feira, 12 de janeiro de 2016




                " Um outro aspeto do coração " (1)


Faz com que o sino toque
Liberta esse teu inverno
de tão triste canção
O disco passa e repassa
- num magnetofone
sem marcas de humidade -
e "My funny Valentine" (2) volta a ouvir-se
O santo com o coração trespassado por uma flecha
canta
O santo canta e pede a Deus
que nos liberte de todo o mal
Deus ama-nos
Deus põe-nos à prova
usa-nos
e pede-nos contas
Ele castiga-nos
por vezes perdoa-nos
Deus, concede-me o teu perdão
E peço-lhe também por todas as mulheres
por todos os enamorados, todos


    Ashraf Fayad


(1) Ver legenda do post anterior;
(2) Canção de jazz popularizada por Chet Baker (N.d.A.)
.
.

segunda-feira, 11 de janeiro de 2016


     " Amnistia  "

Por baixo da linha do silêncio
os mosquitos tornam-se irritantes
Dir-se-ia que se dedicam
ao tráfico do sono
nessa tua célula de prisioneiro
como se a tua maneira de dormir
fosse uma flagrante violação
dos acordos de Genebra
e d'outros tratados internacionais

Espera
Tu não podes mijar aqui
Dança um pouco
saltita
e ameaça
a gravidade das ruínas
Cuidado!
O café é também
um diurético

Estou de pé, todos os dias
completamente nu
sem o Juízo Final
sem que alguém
toque a trombeta
pois ressuscitei
antes de tempo
Eu sou a experiência do Inferno
neste planeta chamado Terra!
A terra
este inferno sempre preparado... para os refugiados


( Poemas de Ashraf Fayad traduzidos por Victor Oliveira Mateus a partir da versão francesa, baseada esta no original árabe pelo poeta marroquino Abdellatif Laâbi. Os textos pertencem ao poemário "Instructions internes", publicado em 2007 na Editora "Dar al Farabi" de Beirute.)
.
.

sábado, 9 de janeiro de 2016


     Organizada pelo PEN Clube Português, com o apoio da Sociedade Portuguesa de Autores, realizar-se-á uma leitura de poemas e outros textos de Ashraf Fayad. Esta leitura - com carácter mundial, pois decorrerá igualmente em capitais de vários países - terá o seu lugar em Lisboa no dia 14 de janeiro, com início às 18:30, no Auditório Maestro Frederico de Freitas da Sociedade Portuguesa de Autores, na Avª Duque de Loulé, 31. Os poemas e os textos de Ashraf Fayad serão lidos - e ditos - por Teresa Salema (Presidente do PEN Clube Português), Jaime Rocha, Maria João Cantinho, António Carlos Cortez, Victor Oliveira Mateus, Ricardo Gil Soeiro (estes dois últimos responsáveis pela tradução da poesia de Fayad), Rita Taborda Duarte, Cláudia Lucas Chéu, António Ferra (1). Autores que eventualmente não poderão estar presentes, mas  que enviarão textos ou poemas para serem lidos: Maria Teresa Horta, Hélia Correia, Ana Luísa Amaral e Ricardo Marques.
     O poeta e curador de arte palestiniano Ahraf Fayad a residir na Arábia Saudita foi condenado à morte por um tribunal desse país a 17 de novembro de 2015 acusado do "crime" da apostasia. Com esta ação de leitura a nível mundial pretende-se não só divulgar o caso, mas apelar igualmente aos governos do Reino Unido e dos E.U.A. que pressionem o governo saudita relativamente a este caso e a todos os outros que envolvam os direitos civis dos cidadãos. Todos estes escritores, a nível mundial, exigem que as Nações Unidas  suspendam também a Arábia Saudita do Conselho dos Direitos Humanos até que se notem melhorias relativamente ao respeito deste país pelos direitos civis.
.
.
(1) A lista dos autores participantes é ainda, nesta altura, provisória.
.
.


quinta-feira, 7 de janeiro de 2016


   O amor é um compromisso da alma, tal como a ética; a alma deixa de se pertencer na mesma medida, já não é tão livre como quando ainda não amava. A tarefa ideal apresenta-se então exactamente como face à ética: a limitação da liberdade deve ser sentida como a liberdade superior, o que chega ao eu do exterior como uma exigência determinante deve ser entendido como uma expansão do eu. Sem dúvida que devemos repetir as palavras que o imperativo ético e o amor nos sopram, mas somos nós próprios os poetas que escreveram o que por um e outro nos foi ditado. Só há duas maneiras de ver a liberdade e a limitação da liberdade como uma só coisa: ou a determinação imperativa deve brotar do eu, ou o eu deve brotar dela. Ou o nosso eu é a instância realmente produtiva e autónoma e chega à sua plena expressão na ética e no amor, as suas exigências são as formas ideais do seu ser, que lhe resta preencher com a sua realidade; ou então estas últimas pertencem a um reino metafísico do qual o nosso eu é a irradiação, ou talvez apenas o meteco.

   Só o ser que ama é um espírito realmente livre. Pois só ele enfrenta cada fenómeno com essa capacidade ou essa propensão para tomá-lo, para apreciá-lo tal como ele é, para ver plenamente todos os seus valores, que não é limitada por nada de anterior nem de preestabelecido. O céptico, o espíirito crítico, aquele que em teoria é despido de preconceitos comportam-se de maneira diferente. Sempre notei que esses tipos de homens, com medo de perderem a sua liberdade, não oferecem um acolhimento realmente independente de tudo o que é exterior e que requer sempre um certo abandono ao fenómeno. O homem que ama é aquele que não se deixa entravar na relação interior com o outro - como, na prática, só é observável nas pessoas violentas. O ódio não é tão livre em relação aos valores positivos dos outros como o amor, pelo seu lado, em relação aos valores negativos.

  Simmel, Georg. Fragmento sobre o amor e outros textos. Lisboa: Relógio D'Água Editores, 2004, PP 144 - 145.
.
.

terça-feira, 5 de janeiro de 2016


O que o conceito moderno do amor, arraigado na individualidade concreta, herdou de Platão foi o sentimento de que, no amor, vive algo misterioso, para além da efectiva existência e do encontro acidental, para além do efectivo desejo sensual, para além da simples relação afectiva. Também nós detectamos no amor um significado metafísico, de algum modo atemporal - só que não podemos, à maneira simples do pensamento plástico-substancialista do grego, defender o nosso ponto de vista localizando-o além do vivido imediato. Aqui também se anuncia sobretudo o grande problema do espírito moderno: tudo o que, pelo seu próprio sentido, vai para além dos dados dos fenómenos vitais deve encontrar um lugar no seu próprio interior, em vez de se transportar para um exterior igualmente espacial. Não se trata de síntese do finito e do infinito, mas de unidade natural da vida. A vida revela o que é mais do que a vida. Nesse carácter supra-individual reside - não o desconhecemos - um valor, uma libertação, um ponto de apoio, ao qual não renunciamos de todo. Do mesmo modo que na ética temos como ideia de uma "lei individual" essa severa normalização do comportamento individual que, no entanto, não podemos continuar a encerrar num imperativo geral abstracto, também deve haver algo assim como uma lei individual do erotismo; na relação incomparável entre indivíduos não comparáveis reside um significado inteiramente limitado a essa relação, mas que supera a sua fenomenalidade superficial - que não é dominada ou justificada por uma ideia geral da beleza, do valor, do que é digno de amor, mas justamente pela simples ideia dessas existências individuais e da sua consumação.

  Simmel, Georg. Fragmento sobre o amor e outros textos. Lisboa: Relógio D'Água Editores, 2004, pp 112 - 113.
.
.

segunda-feira, 4 de janeiro de 2016


O amor é sempre uma dinâmica que se gera, por assim dizer, a partir de uma auto-suficiência interna, sem dúvida trazida pelo seu objecto externo, do estado latente ao estado actual, mas que não pode ser, propriamente falando, provocada por ele; a alma possui-o enquanto realidade última, ou não o possui, e nós não podemos remontar, para além dele a um dos movens externo ou interno que, de certa forma, seria mais que a sua causa ocasional. É esta a razão mais profunda que torna o procedimento de exigi-lo, a qualquer título legítimo, totalmente destituído de sentido. Nem sequer tenho a certeza de que a sua activação dependa sempre de um objecto (...) o facto de nos sentirmos "levados" a uma acção significa que esta já começou interiormente e que a finalização não é mais do que o desenvolvimento ulterior dessas primeiras inervações. Quando, apesar do impulso sentido, não passamos à acção, isso dá-se quer porque a energia não basta, de repente, para ir além desses primeiros elos da acção, quer porque esta é contrariada por forças opostas, antes mesmo que esses primeiros elos já anunciados à consciência tenham podido prolongar-se num acto visível. Do mesmo modo, a possibilidade real, a ocasião aprioríistica desse modo de comportamento a que chamamos amor, fará surgir, se for o caso, e levará à consciência, como um sentimento obscuro e geral, um estádio inicial da sua própria realidade, antes mesmo que a ele se some a incitação por um objecto determinado para levá-lo ao seu efeito acabado. A existência desse impulso sem objecto, por assim dizer incessantemente fechado em si, sinal premonitório do amor, puro produto do interior e, no entanto, sinal já do amor, é a  prova mais determinante a favor da essência central puramente interior do fenómeno amor, muitas vezes dissimulado sob um modo de representação pouco claro, segundo o qual o amor seria uma espécie de surpresa ou de violência vindas do exterior (...) em vez de uma maneira de ser, de uma modalidade e de uma orientação que a vida como tal toma por si mesma - como se o amor viesse do seu objecto, quando, na realidade, vai em direcção a ele.


  Simmel, Georg. Fragmento sobre o amor e outros textos. Lisboa: Relógio D'Água Editores, 2004, pp 82 - 83.
.
.
.

domingo, 3 de janeiro de 2016



.

Introdução aos próximos três posts:

de "A Danação de Fausto" de Berlioz

Jessye Norman interpreta a belíssima ária "Do amor a ardente chama".

.

.

terça-feira, 29 de dezembro de 2015



   " O silêncio dentro de mim" (página 23) podia ser o mote de Negro Marfim, de Victor Oliveira Mateus. É ele, a sua inquietação e o seu fundo sem fundo, que fazem ressaltar a visão "negra" mas brilhante, resplandecente, do texto do autor, um texto impiedoso e desumano, próprio de uma época que substituiu o silêncio e o desassossego da existência pelo ruído superficial e pela claridade estonteante do dia-a-adia.
   Ler este livro é fazer prova de temeridade, de suportar às avessas o peso da vida, não pelo que se passa nos jornais, nos cafés e nos bares, mas pelo que se passa no poço inconsciente da nossa escuridão quando se apagam as telas e os ecrãs e a vida, a verdadeira vida, começa dentro de nós.
   Brilhante prosa, brilhante poesia, brilhante texto, brilhante livro, ainda que tecido de pesar e sofrimento, isto é, de negridão, texto como apenas Raul Brandão, Cioran ou Kierkegaard conseguiriam escrever.


  Miguel Real in Negro Marfim de Victor Oliveira Mateus. Fafe: Editora Labirinto, 2015, p 7.
.
.


sábado, 26 de dezembro de 2015


        Recensão da Profª Cecília Barreira da Universidade Nova de Lisboa ao livro Negro Marfim.


   Desde muito cedo que sou leitora de trabalhos e poesias de Victor Oliveira Mateus. É um belíssimo tradutor de livros clássicos, e de alguns poetas contemporâneos. A sua poesia encontra-se espraiada por imensas antologias.
   O autor do livro Negro Marfim não publica muito, o que é uma vantagem nesta esquizofrenia de dar à estampa um livro por ano. Daí, a linguagem muito depurada e um conhecimento da língua muito interessante. Pode dizer-se, desde já, que Portugal tem imensos poetas. Mas há poetas e Poetas. E não é o número de livros publicados que delineia a diferença.
   A poesia deste autor remete sempre para temas filosóficos, ou não fosse ele licenciado em Filosofia pela Universidade Clássica.
   O presente livro é constituído por vinte e nove excertos de prosa poética, um posfácio de Ronaldo Cagiano e um curto prefácio de Miguel Real. Este último remete os textos de Victor para Raúl Brandão, Cioran ou Kierkegaard. Já Ronaldo Cagiano nos remete também para essa pulsão filosófica.
   Victor Oliveira Mateus é um homem que pugna pelas grandes causas da humanidade, nunca se esquecendo dos autores clássicos e do inebriante caos que é a sociedade dos dias de hoje, desnorteada e com uma "dor intraduzível das mulheres, pedaços de brinquedos já sem dono, bocadinhos de espelhos, rombas caixas de música, pássaros desasados, barcos naufragados com pedaços de vísceras na proa" (página 30).
   O autor oferece também um vasto conhecimento de geografias humanas, de história e até de sociologia. Sendo a minha formação básica em História, fico especialmente sensível a este entrosamento entre cidades e lugares históricos com o discernimento da filosofia.
     
"Atingiu-o com aquela ostentação portentosa, com
aquela beleza podre que só as coisas grávidas do
seu fim conseguem delicadamente fingir, nestas pá-
ginas de uma história que sempre continuará fa-
lando à surda distracção dos homens." (página 44)

   Victor Oliveira Mateus é um homem da cidade, mas não compactua com ela: fala de jogos perversos, de claustrofobias, de espectros, de mesas, de desistências. É um poeta  que nunca se retira de um olhar profundamente crítico à sociedade actual. De si próprio refere-se como "um objecto sem forma definida que (...) acabará à espera numa qualquer secção de perdidos e achados" (página 20).
   Mas o poeta está atento, sempre à espera, mas atento. O poeta sabe que este não é um livro de amor "(...) penso também em ti, mas tu terás de ficar para outra noite, ou outro dia, já que não podes entrar neste tipo de poesia" (página 21).
   E realmente o prometido é devido: Negro Marfim é árido no que diz respeito ao amor ou aos afectos, mas profundamente crítico em relação às memórias presentes e passadas, a entropia da realidade, os pequenos traços humanos a que ninguém liga, as presenças e as ausências num mundo indisponível para um olhar para dentro. E Negro Marfim é isso mesmo: um olhar filosófico de dentro para fora e de fora para dentro. A cidade sempre presente, até com o cão que ladra. Às vezes lembra-me o grande Cesário, que adorava a cidade disfarçando o amor com ironia e erotismo.
  A geração de Victor Oliveira Mateus produziu grandes escritores e poetas. Nem a todos tem sido reconhecido o valor, a beleza estética, o lirismo ou a ironia. O autor, há alguns anos, passou um período onde não era muito notado. Mas, como todos os grandes poetas e romancistas, hojé é um nome sólido na literatura portuguesa contemporânea. E, assim, o livro de prosa poética Negro Marfim é mais uma achega para a aquisição, na cultura portuguesa, de um lirismo sem amores e que se pulsiona para um olhar filosófico sobre a cidade. A não esquecer, a finitude, afinal o grande dilema humano,


Cecília Barreira in Nova Águia, Revista de Cultura para o Século XXI, Nº 16 - 2º Semestre 2015. Sintra: Zéfiro Edições, 2015, pp 246 - 247.
.
.
   
   


quarta-feira, 16 de dezembro de 2015


                             "  O Sebastianismo e Sampaio Bruno  "

1. Em A Ideia de Deus (1902), com elementos de fundo providencialismo messiânico em O Encoberto (1904) e no livro póstumo Os Cavaleiros do Amor, Sampaio Bruno defende quatro teses:
1.1. Uma visão heterodoxa de Deus: este não se constitui como suma perfeição moral e bem supremo a não ser como ideia e desejo na mente do Homem europeu, contaminado pela propaganda de séculos da Igreja Católica; Deus é, em si, imperfeito, sofrendo um processo de Queda, de Divisão e Cisão geradora de movimento, de matéria e de mundo e, portanto, é igualmente o criador e o responsável pela existência do Mal;
1.2. O Homem, produto dessa Queda divina, é ele próprio instrumento de regeneração dos seres e da redenção de Deus;
1.3. Deus não se revelou ao Homem de uma vez por todas como monumento bíblico; diferentemente, o Homem vai progressivamente revelando Deus a si próprio através de uma ascensão do espírito fraternal: "O fim do homem neste mundo é libertar-se a si próprio, libertando os outros seres" ( A Ideia de Deus, (1902), 1987, p. 349). A libertação do homem pelo homem significa que a face de Deus que habita o Homem se encontra encoberta, velada, desvelando-se paulatinamente: "O Homem é que é o Encoberto.";
1.4. O messianismo português, como traço essencial da cultura portuguesa, vivendo da ânsia da revelação do "Encoberto" (D. Sebastião), assume assim um papel dominante na evolução histórica, evidenciando uma nova religião (ou uma nova re-ligação) da multiplicidade e heterogeneidade dos seres à unidade irrefragável do homogéneo ou Único, eliminando-se, assim, por depurações espirituais sucessivas, a existência do Mal - "porque precisamente eliminar o Mal é o fim do homem, único e supremo" (p. 351).
(...)
4. Amorim de Carvalho, interpretando a totalidade do sistema metafísico de Sampaio Bruno, propõe um esquema de leitura de A Ideia de Deus muito correcto: ao Deus-homogéneo sucede, misteriosa e inexplicavelmente, a queda de Deus, originando o mundo em si, o Heterogéneo, dando nascimento ao mal como absoluta prova do afastamento de Deus dos seres, a que se segue a redenção destes pela consciencialização e cooperação com Deus, reintegrando-se cada ser, individualmente, em Deus, de novo Homogéneo (...).
5. Neste sentido, Sampaio Bruno desloca a essência do mito e do movimento sebastianistas para a totalidade do Homme ou da Humanidade. Na verdade, o Encoberto não seria D. Sebastião mas o Homem na sua universalidade: "Dissipe-se a nuvem que encobre o herói. O herói não é um príncipe predestinado (...). Não é mesmo um povo (...). É o Homem" (Sampaio Bruno, O Encoberto, 1904, p 379). O sebastianismo seria, assim, a expressão em Portugal de um movimento ontológico construtivo de toda a humanidade: o messianismo.


   Real, Miguel. Nova Teoria do Sebastianismo. Alfragide: Publicações Dom Quixote, 2014, pp 158 - 163.
.
.

terça-feira, 15 de dezembro de 2015



   Desde os sermões de juventude, existe uma unidade profunda no pensamento de António Vieira. Antes de mais, a sua funda religiosidade católica. Padre António Vieira não é o "político" e o "vidente" enquanto aspectos distintos da sua doutrina, mas o "político religioso" e o "vidente religioso", já que a sua visão do escravo negro ( a "teoria do resgate"), a sua visão da conversão do índio, a sua visão da história e do Império de Portugal e da Europa, possuem o selo bem distintivo da sua religiosidade católica. Todas as imagens presentes nos seus sermões possuem o distintivo do sagrado e manam desse âmago sem fundo que é a Bíblia. Todo o elemento e todo o alimento e toda a finalidade da sua vida residem no sagrado. Como teólogo, o anúncio e a interpretação da palavra de Deus constituem o sentido filosófico da sua vida e, como sacerdote, toda a sua existência foi uma plena entrega à mensagem de Cristo. Outra característica fundamentadora da sua vida e obra reside no seu estreme nacionalismo ou portuguesismo, apenas amaciado nos últimos anos de vida na Bahia, tempo de amadurecimento da escrita de Clavis Prohetarum. Vieira estatui a história de Portugal como o novo instrumento divino redentor dos vícios, defeitos e perversões da humanidade, anunciador de uma nova idade de paz, concórdia, justiça, abastança (o suficiente para todos) e amor, ou seja, o Quinto Império do Mundo. Assim, o seu nacionalismo, unido à sua vincada religiosidade, presta consciência e consistência ao seu providencialismo messiânico. (...) o cerne do discurso vieirino, até cerca dos últimos anos de vida do autor, reside na confluência entre o fervor religioso do sacerdote e missionário jesuíta e a elevação de Portugal a nação eleita por Deus, estatuindo os portugueses como segundo povo eleito da História Universal.
   Assim, providencialismo e nacionalismo contribuem para estatuir este século como o mais espiritualista dos séculos portugueses. Num jogo de espelhos reflexos, o espírito nacionalista português consolida-se por via da profunda humilhação nacional ( o decadentismo) sofrida com a perda da independência e o providencialismo como visão grandiloquente superadora da mesma. Ambos retratam um Portugal pela primeira vez culturalmente divergente com Espanha. Nasce neste século um Portugal paralelo à Espanha, que olha para mais longe - a França, a Inglaterra e a Holanda -, considerando tanto o vasto território espanhol como a política de Madrid obstáculos ao seu sucesso europeu.

   Real, Miguel.  Nova Teoria do Sebastianismo. Alfragide: Publicações Dom Quixote, 2014, pp 64 - 66.
.
.

sábado, 12 de dezembro de 2015

   Ler hoje Eça constitui um bálsamo para suportar a farsa, por vezes trágica, por vezes jocosa, em que Portugal se tornou desde a década de 1990, quando a direcção política dos pais fundadores da democracia foi substituída por "jovens turcos" provindos do Algarve, das Beiras e do Norte, crescidos e enformados no interior dos partidos, possuindo uma visão instrumental de acesso ao poder e de engrandecimento (e até de enriquecimento) individual, e não de nobilitação das populações. Concentremos a nossa esperança nas elites futuras e não esperemos nada de redentor das presentes senão aquilo a que um resto de pudor cristão, bom senso e a legislação europeia as obriguem a fazer.
   Entretanto, leiamos Eça, sublimando o facto de Portugal atravessar uma época de profunda mediocridade geral, onde, à semelhança do final da Regeneração, de novo impera, avassaladoramente - como Eça desmascarou -, a democracia sem valor nem mérito, a omnipotência do dinheiro, o império de uma educação sem alma, inspirada por ministros de olhos numéricos e mente vazia, e o esboroamento dos antigos valores humanistas europeus da generosidade, da honestidade e da espiritualidade.


  Real, Miguel. Portugal: Um país parado no meio do caminho 2000-2015. Alfragide: Publicações Dom Quixote, 2015, p 146.
.
.

quinta-feira, 10 de dezembro de 2015


   É assim que o cidadão português se encontra hoje, 2015, em estado socialmente perturbado, desprovido de uma instituição em que possa confiar, disposto a tudo para conseguir sobreviver e legar aos filhos algum pecúlio e desconfiado do Estado (...). Isto é, o cidadão português encontra-se hoje em autêntico estado sonâmbulo, suspeitando de que tudo o que conseguiu como fruto do seu trabalho lhe pode ser sonegado por um acto voluntário do Estado (as pensões, por exemplo), que já provou respeitar escrupulosamente os seus compromissos externos, mas, vergonhosamente, desdenhar os seus compromissos para com os cidadãos do país que governa.
   Com efeito, o cidadão português não pode hoje confiar no seu Estado, instituição permanente cuja solidez ética deveria deixar publicamente transparecer um forte grau de credibilidade social. (...) assiste-se ao caos social e económico derivado do incumprimento da modernização de Portugal, gerando um país não só bloqueado na sua esperança de futuro como, sobretudo, arrastando uma existência sonâmbula, cujas consequências estão historicamente longe de ser consciencializadas na sua totalidade, como a diminuição de meio milhão de jovens no todo da população (uma situação com consequências nefastas até ao final do século (...).
   Portugal como país sonâmbulo significa que ficou a meio do caminho da consumação plena da modernização europeia (...) sonho não só permanente da história contemporânea de Portugal como considerado realizável no final do século XX. E não foi. Os anos recentes destruíram o sonho e abalaram as suas raízes históricas.
   Somos um país parado no meio do caminho. Um país governado por uma elite político-administrativa (...) já que guiada por uma espécie de "fanatismo orçamental": tal como os estalinistas europeus acreditavam piamente na doutrina emanada do Kremlin, tornando-se insensíveis aos crimes e assassinatos cometidos por Estaline, assim o grupo neo-liberal que tem recentemente governado Portugal acredita pia e dogmaticamente na cartilha financeira estabelecida pelos "mercados", tornando-se insensível aos índices  de pobreza da sua população.


   Real, Miguel. Portugal: Um país parado no meio do caminho 2000-2015. Alfragide: Publicações Dom Quixote, 2015, pp 69 - 71.
.
.
Nota - Em várias passagens deste livro o seu autor refere sempre que a sua análise se debruça apenas sobre o 2º governo de José Sócrates e os dois governos de Passos Coelho. Esta obra avança ainda com uma riquíssima bibliografia que vai do Padre Manuel Antunes a Ricardo Paes Mamede e Gabriel Magalhães.
.
.
.

terça-feira, 8 de dezembro de 2015

Após a entrega dos Prémios PEN relativos às obras publicadas em 2014: Sra. Secretária de Estado da Cultura, Presidente da Sociedade Portuguesa de Autores, Presidente do PEN Clube Português, os autores premiados e os membros dos vários júris (Auditório Carlos Paredes da S.P.A., 4 de dezembro de 2015).
.
.

domingo, 6 de dezembro de 2015

(Este texto foi lido pelos seus relatores no passado dia 4 de dezembro de 2015 aquando da entrega dos Prémios Literários do PEN Clube de 2014, numa cerimónia - no Auditório Carlos Paredes da S.P.A. - presidida pela Sra. Secretária de Estado da Cultura, pelo Presidente da Sociedade Portuguesa de Autores e pela Presidente do PEN Clube Português. O texto fundamenta a atribuição do Prémio PEN de Poesia por um júri a que os relatores pertenceram.)
.
.
                          Prémio P.E.N. de Poesia para obras pulicadas em 2014

                       Sociedade Portuguesa de Autores, 4 de Dezembro de 2015
.

O Júri constituído por Victor Oliveira Mateus (Presidente), Casimiro de Brito e Paula Mendes Coelho decidiu, por unanimidade, atribuir ex-aequo, o Prémio PEN 2014 de Poesia às obras O Vidro, de Luis Quintais (Assírio & Alvim) e a O Tempo é Renda, de Isabel Mendes Ferreira (Labirinto de Letras).
Trata-se de duas obras, que não obstante as diferenças óbvias existentes entre elas, se apresentam com uma forte originalidade no panorama geral da poesia portuguesa contemporânea, privilegiando acima de tudo o fazer poético, o trabalho sobre a linguagem, sem os quais a poesia não existe.
Em ambos os casos se trata de leitores cultos, que ousam entender a escrita poética como um combate, como um “campo de batalha”.
I
Ainda que Quintais tenha confessado recentemente que O Vidro resultou sobretudo de um processo inconsciente, intuitivo, enigmático, e que esse foi o seu “Dia triunfal”, bem sabemos que tal como no caso de Pessoa, tudo se passa de maneira algo diferente. Muitos outros dias de angústia e trabalho árduo, de combate com a palavra estão provavelmente na origem deste texto, que constitui uma longa revisitação ao passado, ou antes uma curiosa “entrevista”, levada a cabo por um sujeito poético arquivista, colecionador, anotador de fragmentos, tal como o trapeiro de Baudelaire, pretexto aqui para um diagnóstico lapidar dos tempos em que vivemos e que deixa o leitor sem fôlego, e sempre em alerta. A violência, a guerra, as metrópoles do asfalto e da solidão e um tempo fundamentalmente técnico que Baudelaire já tinha magistralmente intuído, de onde o afecto e o humano foram banidos, tudo isso surge numa forma condensada, intensa, dada a mestria com que sugere, mais do que diz, veiculando uma dimensão política, que nos apraz aqui sublinhar.
Apenas um exemplo da coerência e do apuramento da poética de Quintais. Se, em Depois da Música (editado em 2013), havia uma alusão bem explícita ao holocausto, por exemplo em poemas como “Noite e Nevoeiro”, aqui, nesta obra, surge apenas a alusão, a sugestão dessa atrocidade maior, agora fatalmente e
sub-repticiamente incorporada e podendo pairar sobre o tempo presente, no que pode ser visto celaniamente como uma “escrita do não escrevível”:
“[…]De estilhaços/ é a voz de vidro e o céu deglutido, esventrado,//como a rede rota que faz precipitar a história/e engole a cidade em som e fúria e lamento//e regresso: o caminho invertido das chaminés/onde o fumo se transforma em corpos//e os corpos saem dos fornos/e começam a andar de novo na estranha terra//e dos campos saem depois serenamente.” (p. 21-22)

Este longo poema “Vidro” vai ainda articular-se de maneira exímia com uma segunda parte intitulada “Ecolalia”, que tal como este título sugere, constitui um eco dos principais topoï da primeira, desta feita num conjunto de 21 pequenos textos em prosa poética, numa nova reconfiguração de experiências dolorosas presentes em filigrana na primeira parte.
De facto, se anteriormente a poesia de Quintais ainda conseguia riscar “a palavra DOR no quadro negro”, nesta última obra ela prova não ser capaz de apagar, de eliminar essa dor. A “imprecisa melancolia” (título da primeira obra de 1995) transformou-se em “negro sol”. Com efeito, o olhar melancólico e alegórico do poeta flâneur, do trapeiro baudelairiano é aqui levado às últimas consequências, restando-lhe apenas recompor os estilhaços que sabe desprovidos de significado, teimando em reconfigurá-los na esperança de algo novo, de algum consolo que todavia sabe não existir, muito menos quando o sujeito poético se imagina a responder a um filho:
“E ao teu filho?//Dir-lhe-ás que não há alma,/que um sopro suportando a coerente//carne sobre as suas espáduas/é maligno subterfúgio?”(pp.37-38)

II
Entre poesia e prosa, a escrita torrencial de Isabel Mendes Ferreira desafia a capacidade perceptiva do leitor, confunde deliberadamente a intelecção sempre tão ávida de linearidade e de um sentido a dar-se sem pejo nem véus, joga - através de um cultismo denso e de um sincretismo temático - com a propagada necessidade de univocidade e/ou de inteligibilidade imediata. A poeta retoma assim a ideia, tão cara à modernidade, de tecedura poética e, a partir daí, ensaia uma arquitectura singular e heterodoxa, pelo que não hesita em deitar mão a todo o tipo de recursos estilísticos: assonâncias e exercícios de paronímia (Cf. p 52: arrasta/ arrasa); repetição de palavras (Cf. p 170: fiz-me inóspito. fiz-me
medo); expressões rondando o jargão (Cf. p. 110: fumo de fio a pavio), contrastando muitas vezes com um registo fortemente erudito…. Aliás, não é por acidente que o título desta obra refere a imagem da renda, e essa urdidura não é apenas formal, ela remete igualmente para um trabalho da memória, simultaneamente labiríntico e aracniano, onde os temas se aprofundam, se abandonam - muitas vezes abruptamente - e se retomam como um rendilhado feito no tempo e a partir do tempo. Renda e não rede, que envolve… sem aprisionar. O tempo é, portanto, o solo matricial desta poesia, assim como o aro que emoldura toda escrita poética: "e o tempo é uma variável que não dominamos. não dominaremos nunca. como se viajássemos numa pequena barca por mar/ encapelado. umas vezes somos salvos e outras/ engolidos pelas águas."  (p.114). O tempo, ora na sua dimensão salvífica, ora como abismo destruidor, é o território onde a existência se abre - e neste ponto é impossível não nos recordarmos de algumas das principais teses de Heidegger! - como forma de “ser-para-a-morte”, provocando no sujeito poético momentos de alegria serena e - muitas vezes também - de uma angústia desintegradora: "O tempo é renda no ventre plano da saudade/ não espero nada. sou assim como a desintegração. evento/ cardume película e animal de infância " (p. 107).
Ciente de que é da “casa dos afectos que a palavra chega”, trata-se nesta escrita de “cantar os signos”, num texto sempre aberto “profano e sagrado; profundo e raso”, e de “recolher os despojos. como quem desmente o texto e a voz num deserto que já foi corpo antigo e agitação de falcões inquietos.” (p.60)
.



Lisboa, 4 de Dezembro de 2015
.
Relatores:
Paula Mendes Coelho
Victor Oliveira Mateus
.
.

sexta-feira, 4 de dezembro de 2015


   Yves continuava a rir enquanto descia os Campos Elísios, não com um riso amargo e forçado, mas com um riso franco, que obrigava os transeuntes a voltarem-se. Tinha soado o meio-doa... Era madrugada quando subira os degraus da estação de Orsay. (...) Não tinha mais do que um esgotamento: nunca o objecto do seu amor lhe aparecera tão ridículo, tão fora da sua vida, tão reles, tão sujo, tão findo! E no entanto o seu amor subsistia: como uma mó que tivesse girado no vazio... girado... girado...
   Terminara o riso. Yves concentrava-se nesta estranha tortura do vácuo. Vivia esses momentos que todo o homem que tenha amado conhece, com os braços sempre apertados de encontro ao peito, como se não tivesse desaparecido aquilo que abraçava, apertando efectivamente, e sem exagero de expressão, o nada.
   Naquele meio-dia de um Outubro morno, sentado num banco do Rond-Point dos Campos Elísios, o último dos Frontenac não conhecia outra direcção na vida do que a dos Cavalos de Marly... Uma vez ali não sabia se iria para a direita se para a esquerda ou se até às Tulherias entrando na ratoeira do Louvre.
(...) Voltar atrás quando as forças estão no fim? Refazer todo o caminho? Que ladeira tão íngreme! E para realizar o quê? Yves errava pelo mundo liberto de qualquer trabalho humano. Nenhuma tarefa lhe exigiam, visto que acabara antecipadamente o seu dever, visto que adiara a sua cópia para ir brincar. Não tinha outra ocupação que não fosse anotar dia a dia as reacções de um espírito totalmente inocupado...
   E nada mais poderia fazer e o mundo nada mais lhe pedia.


   Mauriac, François. O mistério dos Frontenac. Lisboa: Editora Ulisseia, 1956, pp 204 - 206 ( Tradução de Luís Forjaz Trigueiros).
.
.

quinta-feira, 3 de dezembro de 2015


   A esperança de Yves ia baixando dia a dia, como o nível das nascentes. Tornava-se azedo. Aborrecia a família por ela não lhe descobrir uma auréola à volta do rosto. Cada pessoa, sem maldade, quebrava-lhe o orgulho dizendo: "Se te espremessem o nariz, deitava leite".
   Yves imaginava que não tinha mãe: as sua palavras afastavam-no, picadas que as galinhas vão dando aos pintos crescidos obstinados a seguirem-nas. "Se lhe tivesse explicado tudo", pensava, "ela não o entenderia. Se ela tivesse lido os seus poemas, tê-lo-ia chamado louco".
   Yves desconhecia que a pobre mulher tinha acerca do seu filho mais novo uma ideia mais acertada do que ele supunha. Não poderia dizer em quê, mas sabia que era diferente dos outros: como um cão de caça que saísse duma ninhada com marcas de cão de guarda...
  Não eram os seus que o desprezavam; era ele próprio quem se sentia miseràvelmente inferior. Aborrecia os seus ombros estreitos e os seus braços magros. E no entanto viera-lhe a tentação absurda de saltar uma noite para a mesa do salão da família gritando: "Sou um rei! Sou um rei!"
   - É da idade; isto há-de passar....- repetia a Sra. Arnau-Miqueu a Blanche, que se lamentava. Não se penteava, lavava-se o menos possível. Visto que o Mercure ficava silencioso, que Jean-Louis o abandonava e que ninguém viria a saber que um poeta admirável nascera em Bordéus, contentaria o seu desespero tornando-se mais feio, enterraria o seu génio num corpo descarnado e sujo.

  Mauriac, François. O mistério dos Frontenac. Lisboa: Editora Ulisseia, 1956, pp 67-68 (Tradução de Luís Forjaz Trigueiros).


Nota - respeita-se a grafia da época.
.
.

sábado, 28 de novembro de 2015


SILÊNCIO E MARGINALIDADE NA POESIA DE GRAÇA PIRES

                                                Victor Oliveira Mateus

O novo livro de Graça Pires, Uma claridade que cega, afirma-se fundamentalmente como uma procura: “eu procuro de novo/ o princípio de tudo,” (p.10); “na marginalidade do sossego/ reacendo o lume…” (p.12); “escuto até à exaustão/ os rumores de um tempo mais remoto” (p.14). Vemos, portanto, que são específicas desta aventura poética três instâncias fundamentais: o sossego – muitas vezes aparecendo sob outras formas, como por exemplo a do silêncio -; a marginalidade, entendida esta não como uma vivência ostensivamente burguesa e urbana, mas tão-só como a rejeição de uma norma que impede a busca dessa claridade absoluta, fundamento do Ser e da escuta poética: “sou da estirpe dos aventureiros, dos caminhantes, dos fugitivos.” (p.30); “fujo na crina de um potro livre,/ sem jugo, em veloz cavalgada.” (p.40) e, finalmente, o alvo desta mesma procura metamorfoseado este na imagem da “fonte mais remota,/ onde a água tem o sabor/ do leite materno” (p.60). Esta associação sossego/silêncio, procura pela margem e propensão para a fonte originária ou, como neste livro se apresenta, para essa claridade que cega , tem sido uma constante na poética de Graça Pires: “nómada na noite, entro no coração do texto,/ para dizer o exílio nos olhos de Ulisses.” (in Uma certa forma de errância, 2003, p.43); “Um saber de dialectos nocturnos,/ permite-me riscar nos pulsos um silêncio de fuga.” (op. cit. p.51); “seguimos pela noite indiferentes/ a todos os ruídos que rebentam/ o rigor do silêncio.” (in Uma vara de medir o sol, 2012, p.69).
Vemos também que esta procura é não só uma inquirição em torno do princípio originário, dessa claridade primeira, como também um trabalho em torno da palavra para que dela seja removida toda a ganga do ruído e da inautenticidade:

“NOME:-
Interpelamos as palavras à procura de um nome para a casa
onde moramos. Um nome que se ajuste inteiro à memória
do olhar e do silêncio. Um nome tão secreto como as canti-
gas que as mães cantam baixinho enquanto embalam nos
braços os filhos e a noite para não perderem o poder de
repartir a sede.”

(in Caderno de Significados, 2013, p.21)

E a este almejar de uma claridade que cega, ou seja, desta beleza terrível, não é alheia a poesia de Rilke logo anunciada no quarto poema deste livro. Vejamos o que diz o poeta alemão:

“(…). Pois o belo apenas é
o começo do terrível, que só a custo o podemos suportar,
e se tanto o admiramos é porque ele, impassível, desdenha
destruir-nos. Todo o Anjo é terrível.”

(“A Primeira Elegia” in As Elegias de Duíno, Assirio & Alvim, 2002, p.39)


“Todo o Anjo é terrível. No entanto, ai de mim!
Pelo canto vos invoco, aves da alma quase mortais,
por saber o que sois. Para onde foram os dias de Tobias,
quando um de entre os mais luminosos apareceu, no simples limiar da entrada
(…)
Porém nós, ao sentir, desvanecemo-nos. Ai de nós,
ao respirar nos extinguimos; de brasido em brasido
vamos perdendo o nosso aroma. (…)”

(“A Segunda Elegia” in As Elegias de Duíno, Assírio & Alvim, 2002, p.47)

Esta antinomia Anjo/terribilidade, claridade/fulminação do olhar  na autora, alarga-a Graça Pires à presença de outros autores nomeadamente de Virgínia Woolf de quem a poeta diz, em dois versos que validam esta minha linha de leitura: “ As múltiplas faces da vida e da morte/ em diálogo secreto.” ( In Uma claridade que cega, 2015, p 35). Há ainda uma outra convergência com a romancista inglesa: em Mrs Dalloway , Clarissa Dalloway interroga-se frequentemente sobre o seu passado, o seu presente e o futuro, ora estas dimensões da temporalidade trespassam todo o livro de Graça Pires, aliás, este jogar no tempo é frequente em Virgínia woolf, veja-se, por exemplo, outro romance seu: Orlando , que, baseado na vida de Vita Sackville-West, narra a história de um jovem que certo dia acorda mulher e dotado de imortalidade, Orlando acompanha mais de três séculos da vida dessa personagem. Vemos, por conseguinte, que Clarissa Dalloway ( o livro narra apenas um dia da sua vida) vive entre a felicidade e a ideia de suicídio, Orlando entre a imortalidade e o efêmero rotineiro, ou seja, ambos desenham a sua errância entre um polo positivo e outro negativo, tal como este livro de Graça Pires entre a claridade e a cegueira. Não é despiciendo enfatizar  também aqui a riqueza imagística das autoras: a de Virgínia Woolf deu azo a riquíssimas obras de arte, como por exemplo o romance As Horas de Michael Cunningham, que, por sua vez originou o filme homónimo (2002) de Stephen Daldry com as soberbas interpretações de Maryl Streep, Nicole Kidman e Julianne Moore e ainda a película Orlando (1992) de Sally Potter com o andrógino desempenho de Tilda Swinton. Já as imagens da poesia de Graça Pires, com a sua sobrevalorização do telúrico e/ou do aquífero, bem como o chamar à liça do afetivo e do emocional, entroncando, portanto, em Pascoaes, Torga, Sophia,  Nuno Júdice e algum Ruy Belo, mas  recusando as escritas mais debruçadas sobre as vivências citadinas, corre o risco de – com as suas águas, as suas gaivotas, as suas estevas, a sua urze, etc. - , numa leitura apressada, serem remetidas para um filo passadista, todavia, uma leitura cuidada desta escrita verificará que o que existe é todo um paradigma de referentes ao serviço de intentos outros – exemplo: falar-se do envelhecimento em Outono: Lugar Frágil  (1994), dessa Odisseia que é o estar-aqui em Uma certa forma de errância ( 2003), da falsa oposição que existe entre o trabalho braçal e doméstico relativamente ao aperfeiçoamento moral e religioso em não sabia que a noite podia incendiar-se nos meus olhos (2007), etc. Um terceiro, e último, diálogo que Graça Pires mantém é com Pablo Neruda: “Hoje, que não escuto o mar/ fujo na crina de um potro livre,/ sem jugo, em veloz cavalgada. Tenho nos olhos um incêndio tangível(…)/ Doeu-me a voz quando bradei,/ sem fôlego, o verso de neruda:/ quero inventar o mar de cada dia.” , a abordagem da realidade material,  do sócio-económico, na poesia de Graça Pires é sempre feita de forma subtil, mas, paradoxalmente, forte: “Há por todo o lado palcos improvisados/ onde, em bocas distorcidas, se anunciam/ perigos e presságios, ameaças e avisos./ Este é um país de sombras tão baldias que magoa. “ (p28): “ Cravo as unhas na carne da indiferença./ Escrevo sangue/ com o lápis gasto pela culpa acorrentada/ à cegueira que desfoca os olhares/(…)/ Leio dor. Dolorosamente./ Em lugares desabrigados,/ em portas franqueadas aos rasgões/ da vida rondada pela morte.” (p 33), não estamos – nestes versos – longe de tantos poemas de Nazim Hikmet ou do Canto Geral de Neruda, onde podemos ler: “Mas tu não sofreste? Não, eu não sofri. Eu sofro/ apenas os sofrimentos do meu povo. Eu vivo/ dentro, no interior da minha pátria, célula/ do seu infinito e abrasado sangue. “ ( In Canto Geral, Campo das Letras, 1998, p 480, tradução de Albano Martins).
 O presente livro de Graça Pires ousa ainda três áreas estreitamente conectadas com tudo aquilo de que tenho vindo a falar: o plano do existencial e do dia-a-dia, o da inquirição da palavra e da poesia e, finalmente, um plano metafísico onde a esperança e o sonho teem um papel fundamental. Acerca desse primeiro plano leia-se o poema da página 39 da presente obra:

Só folheio os jornais de vez em quando.
Quase tudo o que se escreve
são golpes confusos
que abrem nas entranhas a impressão
de um mundo por entender.
A verdade chega-nos apenas
através do silêncio dos que sonharam
um tempo sem estas ruínas
que descarnam e sepultam
a mais valiosa esperança.

Este poema ilustra na perfeição o que temos vindo a dizer: primeiro, estabelece a distinção entre aparências (golpes confusos, mundo por entender) e a busca da verdade, isto é, da claridade que cega ; segundo, reafirma a importância do silêncio e do sonho para bem entender e agir, convém, no entanto, acrescentar que o sonho nunca é, na poesia de Graça Pires, sinónimo de devaneio ou alienação, ele surge sempre ou como capacidade da memória ao serviço da rememoração e do conhecer ou – como aqui – como rasgo da imaginação que alimenta a praxis ; terceiro, a recusa da poeta em integrar o coro das ruínas , em integrar o número daqueles que descarnam a esperança e a ousadia, daí o já referido colocar-se à margem da voracidade da turbamulta, daí também o termo marginalidade que usei no título deste texto ; quarto e último, a distinção acenada no sexto verso: a Graça Pires não interessam as certezas  tão operativas e eficazes nas ciências e tão úteis nos registos de tipo jornalístico, à autora importa a verdade , dito de outro modo: os seus olhares antropológico e histórico aparecem sempre alicerçados numa visão ética, assim como o sociológico se curva ante o metafísico, numa frontal recusa do injusto e do mal, entendido este no seu sentido radical: “Este mal é radical, a partir do momento em que corrompe o fundamento de todas as máximas (morais).” (Kant, In A Religião dentro dos Limites da Simples Razão , Ak.Ausg., VI). Por tudo isto, competirá à Palavra, ou melhor, à Poesia, conduzir-nos neste caminho iluminante, competirá a ela assumir-se plenamente como Uma claridade que cega. 

O verbo: clareira em cama de fenos
ou ilha oculta de ocultos silêncios.
Como se o nervo do vento
fustigasse a voz dos poetas
esmagando a rigidez dos sons.
Apta a declinar as regras do jogo
retenho, nas arestas da página,
o som do lápis, como um pião
rodopiando traços inseguros.
A película de imagens no interior do texto,
levemente aberto ao segredo das mãos
deixa que me habite um desvario
que faça regressar um verso invisível.


    ( In Uma claridade que cega, p 43)


 Livraria Ferin - Lisboa, 28 de novembro de 2015.
.
.
.

sexta-feira, 20 de novembro de 2015


                   ACTE  III, SCÈNE II

(...)


MARA: Il faut bien se tourner vers Dieu quand le reste n'est plus là.

VIOLAINE: Lui du moin ne manquera pas,

MARA, doucement : Peut-être, qui le sait, Violaine, dis?

VIOLAINE: La vie manque et non point la mort où je suis.

MARA: Hérétique! est-tu sûre de ton salut?

VIOLAINE: Je le suis de sa bonté, qui a pourvu.

MARA: Nous en voyons les arrhes.

VIOLAINE: J'ai foi en Dieu qui ma fait sa part.

MARA:  Que sais-tu de Lui qui est invisible et que rien ne manifeste?

VIOLAINE: Il ne l'est pas devenu plus pour moi que n'est le reste.

MARA, ironiquement : Il est avec toi, petite colombe, et Il t'aime?

VIOLAINE : Comme avec tous les misérables, Lui-même.

MARA: Certes son amour est grand!

VIOLAINE: Comme celui du feu pour le bois quand il prend.


    Claudel, Paul. L'annonce faite à Marie. Paris: Éditions Gallimard, 2002, pp 159 - 160.
.
.



Paul Claudel (6/8/1868 - 23/2/1955) poeta e dramaturgo francês é, ainda hoje, uma figura controversa do mundo das letras. O seu catolicismo acirrado, as suas posições vincadamente de direita: Claudel chegou a dedicar um poema - em 1940 - ao Marechal Pétain (Paroles au Maréchal) logo a seguir à derrota da França frente à Alemanha e, em 1913, tinha já sido o responsável pelo internamento num hospital psiquiátrico da sua irmã mais velha, a escultora Camille Claudel, que ali permaneceu 30 anos e que, durante todo esse tempo, o escritor visitou apenas sete vezes. No entanto, apesar do seu exacerbado conservadorismo, não consta que Paul Claudel tenha simpatizado com as ideias fascistas da época, aliás, simpatizou sim, e bastante, com De Gaulle a quem dedicou também um poema. Em L'annonce faite à Marie , Paul Claudel desenvolve uma fascinante e bem tecida intriga em torno de temas caros ao seu catolicismo: o mal, a santidade, a busca da perfeição, o milagre, a dádiva de si ao outro, etc.
Sobre estes temas poderá ver os filmes: A Paixão de Camille Claudel de Bruno Nuytten, com Isabelle Adjani e Gérard Depardieu e também A anunciação feita a Maria de Alan Cuny, filme premiado no Festival de Berlim de 1992.
.
.

segunda-feira, 16 de novembro de 2015

         ACTE II, SCÈNE III

JACQUES HURY: O ma  fiancée à travers les branches en fleurs, salut!       

     Violaine est au-dehors, invisible.

Violaine, que vous êtes belle!

VIOLAINE: Jacques! Bonjour, Jacques!
Ah! que vous êtes resté longtemps là-bas!

JACQUES HURY: Il me fallait tout dégager et vendre, me rendre entièrement libre
Afin d'être l'homme de Monsanvierge seul
Et le vôtre.
- Quel est ce costume merveilleux?

VIOLAINE: Je l'ai mis pour vous. Je vous en avais parlé.
Ne le reconnaissez-vous pas?
C'est le costume des moniales de Monsanvierge, à peu près, moins le manipule seul, le costume qu'elles portent au choeur. (...) Et que les femmes de Combernon ont le droit de revêtir deux fois:
Premièrement le jour de leurs fiançailles.

     Elle entre.

Secondement de leur mort.

JACQUES HURY: Il est donc vrai, c'est le jour de nos fiançailles, Violaine? (...) Que vous êtes belle, Violaine! Et que ce monde est beau où vous êtes.
Cette part qui m'avait été réservée!

VIOLAINE: C'est vous, Jacques, qui êtes ce qu'il y a de meilleur au monde.
(...)
JACQUES HURY: Et quant à moi, Violaine...

VIOLAINE: Ne dites rien. Je ne vous demande rien. Vous ètes là et cela me suffit.
Bonjour, Jacques!
Ah, que cette heure est belle et je n'en demande point d'autre.


   Claudel, Paul. L'annonce faite à Marie. Paris: Éditions Gallimard, 2002, pp 97 - 100.
.
.

sábado, 14 de novembro de 2015

A apresentação pública do livro Efeitos de Captura de Luís Filipe Sarmento realizou-se, no dia 3 de outubro de 2015, no Café Império em Lisboa e a ela assistiram cerca de duas centenas de pessoas. Falaram acerca da obra - e do autor -, da esquerda para a direita: Virgínia do Carmo, José Pinto Bandeira, Victor Oliveira Mateus, Maria João Cantinho, Luís Filipe Sarmento, Casimiro de Brito e Mário Contumélias (Foto gentilmente cedida pelo fotógrafo Vasco Ribeiro).
.
.